dimanche 24 septembre 2017

Encore un week-end surréaliste!

Je ris toute seule en commençant ce billet... Je suis une survivante, et je suis très loin d'être la seule! En effet, pour la énième fois, ce samedi 23 aurait dû être le jour de la fin du monde... Je ne me souviens plus du nom de l'illuminé qui a décrété cela, seulement de son titre : numérologue chrétien. La numérologie, je connais, c'est une discipline qui bâtit une sorte théorie à partir des nombres et des chiffres. Mais chrétien, où je ne voyais pas vraiment le rapport, c'est pourtant... lumineux, il a appliqué cette théorie aux nombres et aux chiffres trouvés dans ... la Bible ! 
Comme l'heure de ce cataclysme n'a pas été précisée, et surtout que je n'en crois rien, me voilà sur le quai de la gare, sous un ciel brumeux et un air très frisquet. Direction Namur, j'ai hâte d'y être et de revoir des amis chers... Mais ce la ne va pas se dérouler comme prévu : j'ai d'abord rendez-vous avec mon ami Hubert dans un resto thaï, sauf qu'il m'a téléphoné pour m'annoncer qu'il a raté son train ! Pas envie de manger seule, je me balade donc dans cette ville que j'aime, puis je vais réserver une table pour le deuxième rendez-vous. Je n'ai pas petit-déjeuné, je commence à avoir faim et envie de manger asiatique. Direction Bao Bao, petit resto spécialisé en dim sum sauf qu'il est fermé jusqu'au 25 ! 
Un peu dépitée, je me rends donc rue du Fossé fleuri, pas où j'ai mes habitudes, il est exceptionnellement fermé mais bien dans ce lieu dédié aux gourmandises sucrées. 
Le lieu est petit, cosy et surtout il y a des thés... 
Et ils sont là, ces amis chers : une chèvre et un dragon, OUF ! Retrouvailles chaleureuses autour des cup cakes, la spécialité du lieu. Je vais être honnête, d'habitude, je n'aime pas trop ces gâteaux, en général très sucrés, 
mais celui-ci au caramel beurre salé est très bien, accompagné d'un
Je t'aime, c'est parfait ! J'en achète deux pour ce soir, je reçois une gourmande et folle de thé. Merci à vous deux pour ces moments hors du temps, vous êtes un couple formidable, vous rayonnez, et MERCI à Mich pour les petits cadeaux pour petit dragon et les moon cakes... 
Cela donne envie de revenir ! Le reste de la journée fut surréaliste ! Arrivée sans encombre à Hoeilaart, je récupère ma voiture et dépose dans le coffre mes
achats du jour, entre autres les cup cakes. Il fait merveilleusement doux, j'ai la tête dans les étoiles, grave erreur, j'aurais dû la garder sur terre... Je referme le coffre en laissant mes clés à l'intérieur ! J'appelle mon mari, pas de réponse. J'essaie d'abord de me calmer puis je me mets au bord de la route, un 4/4 s'arrête et me demande si j'ai un problème, je lui explique et il me propose gentiment de me conduire chez moi pour chercher le double de mes clés de voiture. Ce qu'il a fait, j'ai donc pu reprendre mon véhicule. Arrivée à la maison, je constate le désastre, la crème des cup cake a fondu ! Dégoûtée, je les donne aux oiseaux, les pies n'en ont fait qu'une bouchée... J'attends mon amie Catherine, il est passé 19h30, toujours personne, je l'essaie de l'appeler sans succès, je m'inquiète parce que ce n'est pas du tout son genre de ne pas être à l'heure puis je reçois un SMS, elle est toujours bloquée à La Hulpe, elle passera dans la semaine. Si ce n'était pas la fin du monde, c'était une journée très perturbée ! 
Ce matin, il n'est pas encore 8 heures, le soleil commence à émerger, moi aussi. 
Mes rituels : mettre une ambiance reposante : encens, bougie, musique, 
Choisir un thé, ce sera le
Milky Oolong, ce fameux Jin Xuan aux notes si douces. Exactement ce qu'il me faut ce matin... 
Plaisir des sens, bonheur d'être en phase avec la nature et soi-même, loin des bruits du monde. Et comme le dit si joliment
ThéÔdor, "Ne cherchez plus le bonheur, infusez-le". C'est ce que j'ai fait toute la matinée, ce nectar m'impressionne par sa large palette aromatique, notes beurrées, et lactées, lait d'amande (sinon je n'aimerais pas) Des notes florales aussi et ce qui me frappe, ce sont les saveurs que je découvre : infusé en théière, ce Milky ne donne pas la même chose qu'en zhong, c'est cela aussi le thé, jamais monotone ! Doux et rond aussi, que demander de plus, émotions gustatives plus fortes que jamais ! Mon mari voulait m'emmener au retaurant mais je n'en avais aucune envie, je suis tellement bien ici, merci Sylvie de l'avoir accompagné. Je vais mettre en application, ce que j'ai envie de faire avec ce Matcha exceptionnel acheté chez Picorette mais je veux d'abord relire le billet qui y est consacré : http://la-theiere-nomade.blogspot.be/2014/08/a-propos-du-koicha-et-de-moments.html. Je n'ai ni la dextérité de Cathy ni le fouet ad hoc mais bien l'enthousiasme de la débutante... 
Je pose dans ce magnifique chawan, une pièce unique, cadeau de mon généreux donateur ramené d'un de ses voyages au Japon une quantité de poudre de Matcha (4 fois plus qu'à l'ordinaire) et très peu d'eau. 
Puis je fouette vigoureusement ce liquide épais mais impossible de le faire mousser. 
Je rajoute un peu d'eau mais rien n'y fait... 
J'ai la chair de poule en portant ce chawan à mes lèvres, je pourrais presque non pas boire mais prendre à la petite cuillère ce breuvage dont je puis dire il y a à boire et à manger. Explosion à la fois de force et de douceur en bouche, émotions intenses aussi, J'ai l'impression de quitter la terre, de rejoindre le Nirvana, je suis au coeur de l'âme du thé... Vais-je prendre une petite cuillère pour prendre ce qui reste ? 
Non, j'ai une autre idée, rajouter un peu d'eau. Impressionnant ce que donne cette
Mousse de Jade
Je range les ustensiles avec précaution et d'autres souvenirs très forts me reviennent en tête : http://la-theiere-nomade.blogspot.be/2015/05/wa-kei-sei-jaku.html 
ou quand l'Amitié et la Générosité se confondent... Je repense à ce beau proverbe japonais :
"Si l'homme n'a pas le thé en lui, il est incapable de comprendre la Vérité et la Beauté"
... 
Sur ma terrasse à 14h11, aujourd'hui, oui, oui ! 
Quelle jolie plume qui traverse le ciel, où se dirige-t-elle ? 
Mon regard lui se dirige vers les jardinières de la terrasse d'en bas, il faut que je m'en occupe pour préparer la terre à recevoir je ne sais pas encore quoi, je passerai demain à la jardinerie. Mais tout à coup, mon rythme cardiaque s'est emballé, j'ai des vertiges, que se passe-t-il ? Je n'ai que le temps de m'affaler sur une chaise, je transpire et tremble à la fois. J'ai peur aussi, j'ai l'impression que mon coeur va exploser... Cet état m'a paru interminable, j'aurais voulu aller m'étendre sur mon lit mais impossible. J'essaie alors de faire émerger des moments de bonheur avec ma famille du thé et petit à petit, j'ai retrouvé mes esprits , j'ai eu très chaud... Je me passerai de ma drogue le reste de la journée, je veux être prudente et vivre au ralenti, demain sera un autre jour...
 

vendredi 22 septembre 2017

Premier jour de la nouvelle saison, et l'été indien est là!

22 septembre : début d'une nouvelle saison qui commence par l'équinoxe d'automne, qui, comme son nom l'indique, signifie que le jour et la nuit exactement ont la même durée. Équilibre parfait donc, est-ce un hasard que le signe astrologique de la balance commence aujourd'hui ? Par contre, c'est aussi le symbole de la justice, mais les plateaux sont très rarement en équilibre... 
Quel beau tableau que nous offre le ciel aujourd'hui, les nuages du fond sont comme une montagne enneigée sur un ciel bleu strié de blanc pastel. 
Choisir un thé, originaire d'une autre chaîne de montagnes, le Jardin de Balasun
Tandis que les Belles infusent, choisir aussi une musique, harmonieuse et douce, propice à la méditation. 
Et enfin, savourer ce breuvage... le voyage peut commencer, d'abord sur les contreforts de l'Himalaya, dans ce jardin que je ne connaissais pas. Tout en savourant ce nectar, je pense aux cueilleuses aux mains de fée: ont-elles pu reprendre leur dur labeur après des grèves dont elles ont été les premières victimes? Elles ont défrayé la chronique mais aujourd'hui, on n'en parle plus, ont-elles au moins été entendues dans un pays où les femmes sont très loin d'être respectées... Plus près d'ici, de merveilleux souvenirs encore très vivants: c'est chez Picorette que j'ai découvert ce Darjeeling: http://la-theiere-nomade.blogspot.be/2017/08/retour-au-paradis-premiere-partie.html. Douceur de ces instants de nostalgie, comme le sont les sonorités de la harpe. Moments de méditation sur le bonheur de savourer ces instants magiques... 
Tout à coup, un bruit assourdissant interrompt brutalement cet état de béatitude, impossible de rester ici ni d'aller au jardin... 
Je passe sur la terrasse de l'autre côté de la maison, le bruit bien que légèrement atténué, est encore trop présent mais comme je constate que les oiseaux ont déjà fort entamé les graines, je décide d'aller en rechercher, j'espère qu'à mon retour le bruit aura fait place à la sérénité habituelle de ce lieu. 
Je pensais d'abord réaménager le restaurant, mais je vais d'abord attendre qu'il se vide, d'autant que, ô miracle, si cette monstrueuse machine est toujours là, elle est à l'arrêt, OUF ! 
Envie d'un Matcha, ramené de chez Picorette http://la-theiere-nomade.blogspot.be/2017/08/retour-au-paradis-deuxieme-partie.html... 
J'aurais dû en ramener plus, mais en voyant cette merveilleuse couleur vert fluo, je pense aux premières paroles d'un chanson de Guy Béart : "C'est l'espérance folle..." et j'y crois, j'y retournerai un jour ! En portant le chawan à mes lèvres, j'ai failli le lâcher des mains, je suis à présent quasi certaine qu'il s'agit d'un Koïcha, il est d'une douceur exceptionnelle, presque sucrée et c'est les yeux pleins de larmes de que je me rappelle le jour où j'en ai goûté pour la première fois : http://la-theiere-nomade.blogspot.be/2014/08/a-propos-du-koicha-et-de-moments.html... Je veux vraiment essayer mais ce ne sera pas pour aujourd'hui,
la bête s'est remise en marche ! Ah, si elle pouvait tomber en panne... 
Et le ciel s'est assombri comme pour être au diapason de mon humeur, pourtant cette journée avait si bien commencé, je n'ai plus envie de sortir mais pas question de me laisser abattre, cependant... 
J'ai vite fait de trouver l'antidote, commencer le nettoyage d'automne de mon cocon. Et quand je me livre à cette activité qui n'est pas vraiment ma tasse de thé, je mets de la musique à fond pour m'encourager mais surtout pour couvrir ce bruit qui m'écorche les oreilles! Et bien sûr, un thé, ce sera un Hojicha.  
Et 3 heures plus tard... 
je suis vannée, j'ai terminé cette première partie, ça brille mais c'est loin d'être terminé. J'aurais bien aimé continuer, je suis du genre tout ou rien MAIS je vais devoir freiner mes ardeurs, il faut que je sois en pleine forme pour demain, je pars en vadrouille et pas n'importe où... mais c'est une autre histoire ! Celle d'aujourd'hui fut comme je les aime : le thé, plus que jamais m'a fait voyager, m'a rappelé d'émouvants souvenirs en me faisant rencontrer par la pensée ma Famille du Thé, MERCI la VIE! Et, comme pour se faire pardonner d'avoir été aussi pluvieux, l'été refait surface, j'espère que cet été indien sera long... La semaine dernière j'ai subi une attaque de microbes mais ils n'ont pas aimé le traitement que je leur ai infligé! 
 

dimanche 17 septembre 2017

Un beau week-end plein de surprises...

Après une semaine trop occupée par des tâches très éloignées de mes essentiels, ce week-end j'ai décidé de regagner mon monde, celui de l'excellence, de la sérénité et de la paix de l'âme.... Sauf que j'ai dû changer mes plans pour la matinée, je ne le regrette pas, j'ai reçu la visite de la petite-fille d'une amie. Revenue du Vietnam, elle m'a rapporté un petit service pour me remercier de l'avoir aidée à peaufiner son mémoire. Belle personne, cette toute jeune fille veut y retourner dans le cadre d'une ONG, même si sa grand-mère est très triste de la voir changer de voie après avoir si brillamment réussi ses études. Leurs yeux embués m'ont donné envie de leur lire cette magnifique citation de Khalil Gibran dans le Prophète, un de mes livres de chevet : "Vos enfants ne sont pas vos enfants. Ils sont fils et filles du désir de Vie en lui-même. Ils viennent par vous mais non de vous. Et, bien qu’ils soient avec vous, ce n’est pas à vous qu’ils appartiennent. Vous pouvez leur donner votre amour mais non vos pensées, car ils ont leurs propres pensées. Vous pouvez loger leurs corps mais non leurs âmes, car leurs âmes habitent la demeure de demain, que vous ne pouvez visiter pas même dans vos rêves. Vous pouvez vous efforcer de leur ressembler, mais n’essayez pas qu’ils vous ressemblent. Car la vie ne retourne pas en arrière ni ne s’attarde à hier".S'en est suivi un échange très vrai, d'âme à âme avant de nous quitter. Mon mari a eu la bonne idée d'aller manger en ville, j'ai décliné son offre, je veux rejoindre mon Monde. 
Ce midi, le ciel m'offre ce magnifique tableau éclairé par l'Astre du jour. 
Envie d'aller me balader avant l'apéritif, la nature est si belle... 
Le charme commence à s'habiller des couleurs d'automne et ses fruits, abondants, font plier les branches. Cela n'a pas échappé à un écureuil dont je n'ai pu capter que la queue touffue, la voyez-vous ? 
Il est temps d'ouvrir à nouveau le restaurant des oiseaux avant de nettoyer la balustrade et le toit de la mangeoire. Et là, catastrophe, en plongeant la main dans le seau rempli de savonnée, une décharge électrique dans la main, les séquelles du zona sont encore très présentes... 
J'ai trop envie d'un Matcha même si je devrai le battre à la main gauche, le résultat n'est pas terrible évidemment, je ne suis pas gauchère ni ambidextre d'ailleurs. Je redescends au jardin pour m'imprégner de l'énergie de mes arbres, je ne veux pas me laisser envahir par des idées noires. 
De retour dans mon cocon, j'examine cette bouteille reçue ce matin de mon amie. 
Je n'en attends pas grand chose mais c'est pire que ce que je craignais ! C'est sucré, ça goûte la pomme et les produits chimiques, mais pas de green tea. Je regarde alors la composition : thé vert : 0,05 g + un tas d'ingrédients dont du jus de carotte ! Une horreur, je n'ai même pas voulu le donner à mes plantes, je l'ai jeté dans le lavabo, je suis très loin de mon Monde... et je vais le rester, le téléphone vient de sonner et je n'ai pas pu dire non, eh oui, je suis comme cela ! Fou rire dès l'ouverture de la porte, petit Dragon me montre fièrement sa trousse de docteur, c'est quoi encore avoir de la suite dans les idées ?... Puis il s'installe et me donne un avion ... périmé. A son air, je vois qu'il me réserve un chien de sa chienne, quand je lui demande ce que ça veut dire périmé, la réponse fuse, c'est un avion tout vieux qui ne sait plus voler ! Je prépare en vitesse un velouté aux panais mais vu l'état de ma main, la suite ce seront des tartines, charcuteries, fromages. 
Le petit monstre commence par me dire qu'il n'aime pas la soupe et veut commencer tout de suite à manger le reste mais je ne cède pas et lui rappelle la règle de Nanny : on a le droit de ne pas aimer mais il faut d'abord goûter, ce qu'il a fait sauf qu'il a décrété que la cuillère à soupe était trop grande, il a donc pris la petite cuillère à dessert... 
Jambon de Parme revisité accompagné de tranches de pain : la mie pour lui, les croûtes pour maman et papa ! Pendant que je prépare le dessert, il est allé jouer au jardin avec son papa, mais l'herbe est glissante. 
Heureusement il a sa trousse de médecin... 
et s'applique le sparadrap sur une blessure que lui seul voit, il faut bien s'entraîner ! 
J'ai fini de préparer le coulis de framboises mais c'est lui qui veut le mélanger au yaourt sur sa table de travail personnelle ; il est très méticuleux et pas une goutte ne se répand sur le sol. 
C'est moi qui l'ai préparé, c'est moi qui sers... 
C'est vrai que c'est un peu liquide, c'est plus facile de le boire... 
Très concentré, il replie les sets de table consciencieusement. 
Il écoute attentivement son grand-père qui lui a offert cette pince de homard 
Retour en enfance... 
Facéties d'un vieux Dragon pour faire rire le petit ! 
C'est l'heure de la préparation du thé pour les grands, sous l'oeil attentif de petit Georges, très intéressé par les sabliers, 
un Xiang Ming Gu Shu 2015, infusé dans cette belle théière dont ma belle-fille me traduit les caractères. 
Jeune, fougueux et assez astringent, Claude ne reconnaît pas le goût des Pu Er servis avec les repas dans certains restaurants de Taipei, forcément, ce sont en général des Shu plus basiques. Tout à coup, un petite voix me dit : "moi Nanny, je bois du thé blanc" en levant son verre d'eau, pourquoi ne suis-je pas surprise par cette remarque ?... Après la lecture (et relecture) de son livre préféré du moment Tokoyo et le tombeau du serpent de mer magnifiquement illustré, il est temps de nous quitter. A très vite petit Dragon , tu me manques déjà... Ce dimanche, mes rituels du matin : 
choisir une musique en accord avec le thé du jour : un
Yunnan golden pearls infusé dans une théière aux couleurs de la saison, il me faudra bien cela pour me réveiller, ma copine Viviane veut m'emmener à ... Bruxelles, je n'ai pas trop envie mais c'est aussi la journée du patrimoine et elle veut me faire découvrir un lieu insolite que je ne connais sans doute pas. 
Je préférerais nettement rester ici et contempler le va-et-vient des habitants ailés ! Mais on va dire que c'est ma journée B.A... Et la récompense pour cette belle intention ? Elle décommande ! 
Vu la couleur du ciel, c'est une bonne idée, 
quelques petites taches bleues dans un ciel menaçant l'ont fait changé d'avis. Envie d'évasion. 
Et de merveilleux souvenirs, 
j'ai acheté ce disque à ces deux artistes, il y a 10 ans déjà, comme si c'était hier. 
Dans la théière, un
Dong Ding infuse, je n'ai pas osé le préparer en gong fu, de peur que ma main droite ne me fasse lâcher les ustensiles précieux. 
Dans la tasse, un liquide dont la couleur me rappelle d'autres souvenirs, le visage rayonnant de ma chère belle-fille et de ses parents m'emmenant vers les terres fertiles de ce thé qui porte le nom de la montagne du même nom, qui signifie
Brume glacée des sommets
. Et j’atteins moi aussi des sommets d'émotions fortes, gustatives par les saveurs subtiles du breuvage associées à ces moments d'éternité que je revis aujourd'hui à des km de cette grande Île où j'ai laissé une partie de mon cœur... Ni le temps ni l'espace n'altèrent le souvenir de leur gentillesse et leur grande générosité. Nous devions d'abord aller à Alishan mais la nature en a décidé autrement : un violent typhon a éventré la route. 
J'en suis à ma troisième théière, des notes légèrement boisées apparaissent à présent laissant celles, plus douces, de miel et de caramel... 
Il y a 10 ans, je pénétrais, les larmes aux yeux, dans cette plantation mythique, je revis cet instant aujourd'hui encore avec la même intensité... En voyant le paysage, on comprend mieux une partie la signification du nom de ce nectar, brume oui, mais pas glacée. Jamais le temps ne me fera oublier cela même si ma mémoire commence à être défaillante pour certaines choses : c'est sans doute ce qui fait la différence entre la rétention de connaissance et cette mémoire des émotions qui marque de manière indélébile des moments si précieux. 
Et comme chaque fois, une pensée émue pour les cueilleuses, particulièrement ici, une des tantes de ma chère belle-fille en est une... Ce week-end plein de surprises s'achève, je n'imaginais pas où il m'emmènerait... J'ai une pensée particulière pour mes deux grandes petites-filles, Mimi et Lili, les vacances sont terminées, une nouvelle année académique les attend. A cette époque-ci, j'ai toujours un peu de nostalgie en pensant à cette rentrée, j'étais prof dans une autre vie, j'ai toujours eu la passion de la transmission et c'est vrai que je rempilerais bien...  pour quelques jours!